
(première partie à propos du sujet)
Pas de vacances pour moi cet été, pas des voyages comme je rêvais et je continue à rêver.
Le 15 juin j’ai commencé un stage dans la rédaction de Turin d’un important quotidien italien. Deux semaines de stage, avant de l’interruption en juillet et août voulue par “l’Ordine nazionale dei giornalisti“, l’association professionnelle des journalistes qui “contrôle” les écoles de journalisme et les oblige à ne pas accorder des stage pendant ces deux mois à ses étudiants pour permettre aux journalistes au chômage de trouver un boulot.
Selon la directrice de mon école, j’aurais pu commencer le stage avant mes autres collègues de manière que, en juillet et en août, j’aurais pu continuer à bosser come pigiste et, ensuite, recommencer à être un simple stagiaire en septembre et octobre.
Je savais déjà que cela ne se passera pas comme ça, car en juillet et août j’ai un autre stage journalistique, obtenu grâce à ma license en communication et pas grâce à l’école de journalisme, et donc tout à fait régulière pour l’Ordine.
Pendant ces deux semaines je peux dire d’avoir déjà appris pas mal de choses. Je vais les mettre en liste:
- la division de la journée par rapport aux réunions de la rédaction. C’est banale, mais je ne pensais pas que l’écriture d’une articles puisse changer trois, quatre fois pendant la journée;
- les sources officiels pour les faits divers et les chroniques judiciaires;
- la possibilité d’écrire de manière encore plus brève et précise;
- les manières de mes rapporter aux gens.
C’était la rédaction chargée de préparer les pages de l’édition locale de ce grand quotidien national, et donc les occasions pour travailler et apprendre ne sont pas manquées. J’ai pu écrire des articles à partir du premier jour: des problèmes des passegers des trains; les exercitations “militaires” des étudiants d’un master en peacekeeping; les problèmes dus à la movida, la vie nocturne de jeunes de Turin. J’ai aussi fait un réportage d’un quartier pour documenter la vente de shit, hashish dans un des quartiers les plus fréquentés par les jeunes.
Je ne m’attendais pas de faire autant.
Aujourd’hui, à 15 h, je commence mon deuxième stage dans ce grand et important quotidien à Milan. Je serai dans le service “Grandi cronache”, c’est-à-dire tout ce qui concerne la politique nationale et les faits divers italien.
Je sais déjà que je vais ne rien faire pendant deux mois, même si la directrice de mon école, qui a travaillé pour ce quotidien, m’a donné pas mal de conseils pour trouver un espace. Tout le monde me dit que c’est une grande occasion, une occasion unique, mais moi, franchement, je veux un peu plus d’action dans ma vie.
Je crois que c’est du temps perdu, des vacances et des voyages ratées, et aussi une perte d’argent: je n’ai pas de salaire, ni remboursement de frais, que de frais des voyages (abbonement train et métro pour deux mois) et pour les répas.