Pour continuer la série dédiée à l’espace pour les jeunes journalistes en Italie, je vous informe d’un événement qui m’est arrivé.
J’ai gagné, grâce à mon mémoire de license, la chance de faire un stage de deux mois chez un des principaux quotidiens italiens dont je ne dirai pas le nom ici.
Ce quotidien appartient à un de plus grands et importants groups éditoriaux italens et ses actionnaires appartiennent à certains groups industriaux assez influents.
Il y a quelques jours, j’ai contacté le sécretaire de la rédaction du journal pour prendre des accords pour le début du stage… (Lire la suite…)
“Avant d’aller aux Etas-Unis (autant que correspondant du quotidien La Repubblica, ndlr), j’avais à 36 ans et j’étais considéré un jeune journaliste et un espoir. Quand je suis arrivé aux Etas-Unis, les journalistes de 36 ans étaient considérés comme ayant une carrière déjà avancé”.
“39 ans, en Italie c’est un record, mais je crois qu’on pourrait avoir un peu plus de directeurs si jeunes. Ce n’est pas moi l’étrangeté”
C’est une bonne nouvelle: une jeune journaliste indépendante Sophie Bouillon, 25 ans, a gagné le prix Albert-Londres, le plus important prix journalistique français, pour le reportage« Bienvenue chez Mugabe ! » publié sur la revue XXI, un magazine très bien fait.
Elle est issue d’une école de journalisme, l’ESJ de Lille, qu’on m’a dit être la meilleure en France. Après avoir terminé ses études, Sophie a choisi de se rendre souvent en Zimbabwe, pays qu’elle a connu pendant un séjour de volontariat en 2005, jusqu’à s’installer définitivement à Johannesburg, d’où elle écrit régulièrement des articles pour La Croix (ses reportages à ce lien),Jeune Afrique, lemonde.fr et pour Radio France.
Son expérience a des aspects surnaturels: je crois qu’en Italie aucun journaliste issu d’une école serait capable de s’installer à l’étranger; je crois qu’en Italie aucun journaliste issu d’une école le ferait sans avoir un contrat qui garantit un salaire régulier, en se gagnant de quoi vivre juste avec des piges; je crois qu’aucun journaliste dans ces conditions serait capable de gagner un prix si important.
Tout cela rend extraordinaire la victoire de Sophie Bouillon.
J’espère que son expérience pourra avoir des effets positifs sur les jeunes journaliste en France et en Italie.
Il y a un journaliste contemporain que j’aime beaucoup. J’apprécie le travail de beaucoup des journalistes, mais lui, pour moi, c’est le top. Il est depui longtemps envoyé spécial en Moyen-Orient, il s’est plongé dans un monde différent de son Royaume Uni, a connu des personnages historiques sans jamais oublier l’importance des gens simples, dont il explique les souffrances.
C’est Robert Fisk, un modèle de journalisme qui est probablement en train de disparaître, celui de “vieux reporters”, qui passent beaucoup plus de temps avec les gens qu’avec les collègue au bureau.
De plus, il a une bonne capacité d’analyse. J’ai pu l’écouter au Festival du Journalisme de Perugia en 2008. En janvier, pendant la guerre de Gaza, il a publié sur l’Independent deux op-ed sur l’impartialité journalistique et l’engagement social que j’ai utilisé pour un devoir du master du journalisme. Ces articles ont été capables de baisser mon niveau physiologique de cynisme et détachement.
Je vais assez souvent sur le site de l’Independent pour lire ses papiers. Le dernier que j’ai lu et du 25 avril dernier, et son titre est: “Everyone wants to be an author, but no one is reading books”. Il ne dit rien de nouveau, mais il fait une analyse que je partage. (Lire la suite…)
J’avais écrit un article à propos de ce sujet sur Cafébabel, republié dans ce blog en fin d’avril. Jeudi le Parlement européen a adopté une série de mesures pour améliorer le fonctionnement du système d’asile européen et renforcer les droits des demandeurs d’asile.
En Italie il y a un besoin énorme de lois de soutien les réfugiés, comme le démontrent les conditions de Somaliens à la clinique San Paolo de Turin; ou les lois que le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni, de la Ligue du Nord, a proposé pour limiter l’arrivé des immigrés clandestins de la Libye et augmenter leurs rapatriements.
Ici j’avais écrit que beaucoup de choses sont en train de changer dans la presse italienne.
Entre elles, les directeurs de certains quotidiens nationaux.
Ferruccio de Bortoli quitte la direction du premier quotidien économique italien, “il Sole 24 Ore”, pour retourner au principal quotidien, “il Corriere della Sera”, qu’il avait quitté en 2003. Il va substituer Paolo Mieli. (Lire la suite…)
Avec une collègue du master, on a réalisé ce réportage vidéo, probablement le premier d’une série sur le sujet des réfugiés somaliens qui habitent l’ancien clinique hospitalière San Paolo, à Turin.
Les homme politiques de droite, appartenant au PdL ou à la Ligue du Nord, dernièrement essaient de tout faire pour faire terminer le bloquage du bâtiment. Par exemple, pour augmenter la peur des habitants du quartier, dans les déclarations des politiques quelques cas de gale, dus à la manque d’eau et d’igiène à l’intérieur, sont devenu une “épidémie”.