
En surfuant le web avec le navigateur d’étiquettes de WordPress, j’ai trouvé un post de Frère Vije sur l’usage journalistique de Twitter, une sorte de guide rédigée par Chris Brauer (enseignant à la City University School of Journalism, de Londres), et une analyse de Nicolas Gosset, très attentif à ce phénomène médiatique.
Dimanche à Turin il y a eu un petit tremblement de terre, à 14h39 (ML 4.4/ ML 3.9). J’étais dans ma cuisine en train de lire des articles sur internet, et je ai bien senti la secousse.
Souvent, après les catastrophe, il y a un phénomène psychologique qui survient chez les gens, probablement un phénomène provoqué par les médias : on croit que telle chose, survenue recemment à quelqu’un, puisse nous arriver. C’est probablement un effect de l’agenda setting.
En connaissant tout ça, pour un moment j’ai cru d’avoir senti le tremblement, sans que ça se soit réellement produit, et j’ai voulu savoir si d’autres l’avaient senti ou pas.
J’ai eu une réaction: chercher sur Twitter et sur Facebook si d’autres personnes avaient eu ma même impression. J’ai longtemps discuté à propos de l’utilité de Twitter avec une copine à moi, une jeune-fille grèque qui étudie journalisme à Londres. Elle me disait qu’on lui a appris (précisement, c’était le Bauer ci-dessus à lui avoir appris) que Twitter est un outil pour trouver des sources et des témoins d’un événement. Moi, je n’y crois pas vraiment, surtout parce que je soutiens qu’il est un moyen reservé à une très stricte catégorie de gens: les nerds, les employés qui passent leur temps sur internet sans rien foutre, et tous ceux qui ont un iPhone, un Blackberry etc.
Dimanche j’ai dû me contredire: sur Twitter j’ai trouvé pas mal de gens de Turin et de la région qui avaient senti la sécousse. Donc, d’abord, j’ai pu constater que ce n’était pas une simple impression personnelle due à la phobie des tremblements de terre provoquée par la télé. Deuxièmement, j’ai trouvé qu’un user avait mis le lien au site du Centre Sismologique Euro-Méditerranéen qui donnait des informations sur ce qui venait de passer.
Ainsi, enfin, j’ai pu écrire un article pour le journal en ligne du master de journalisme. Et comprendre que moi aussi, enfin, je suis un nerd.
[Cependant, j'ai encore d'autres critiques à faire sur ce social-network]